ETF Boursorama : quelle allocation choisir selon votre âge ?

Un épargnant de 28 ans qui ouvre un PEA chez Boursobank ne devrait pas acheter les mêmes ETF qu’un retraité de 65 ans qui cherche à sécuriser son capital. L’allocation ETF Boursorama dépend avant tout de l’horizon de placement, et cet horizon est directement lié à l’âge. On va détailler ici les arbitrages concrets à faire selon la tranche d’âge, en s’appuyant sur les enveloppes et les ETF réellement disponibles sur la plateforme.

PEA ou CTO chez Boursobank : le choix d’enveloppe avant le choix d’ETF

Avant de sélectionner un ETF, on choisit l’enveloppe fiscale. Et ce choix dépend largement de l’âge et de la situation patrimoniale.

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Pour les moins de 50 ans, le PEA reste l’enveloppe prioritaire pour loger des ETF actions. La fiscalité allégée après cinq ans de détention en fait un outil difficile à battre. La loi de financement de la sécurité sociale 2026 a d’ailleurs allongé la période de détention nécessaire pour optimiser un CTO, ce qui renforce encore l’avantage du PEA pour les profils jeunes ou en milieu de carrière.

Le CTO prend son sens dans deux cas : quand le plafond du PEA est atteint, ou quand on veut accéder à des ETF obligataires non éligibles au PEA. Pour les épargnants au-delà de 55 ans, le CTO devient un complément utile, notamment pour diversifier vers des obligations ou du monétaire.

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Boursobank propose aussi le PEA 18-25 ans, qui permet aux jeunes actifs (ou étudiants) de prendre date fiscalement, même avec de petits montants. On y reviendra.

Femme de 55 ans examinant des documents d'allocation de portefeuille ETF dans un bureau financier

Allocation ETF entre 20 et 35 ans : maximiser l’exposition actions

À cet âge, l’horizon de placement dépasse facilement vingt ans. Les corrections boursières, même violentes, ont le temps d’être absorbées. L’allocation peut donc être très offensive.

Le socle : un ETF MSCI World

Un ETF répliquant l’indice MSCI World couvre plusieurs centaines d’entreprises dans les pays développés. Sur Boursobank, l’ETF Amundi MSCI World UCITS est accessible en PEA et fait partie de la gamme Boursomarkets (sans frais de courtage à l’achat). C’est le pilier d’un portefeuille jeune investisseur.

On peut y consacrer la très grande majorité de l’allocation, le reste servant à surpondérer une zone ou un thème.

Le complément : ETF Europe ou marchés émergents

Pour ceux qui veulent nuancer l’exposition très américaine du MSCI World, un ETF actions Europe (type MSCI EMU ou Stoxx Europe 600) permet de rééquilibrer. Ces trackers sont également éligibles au PEA chez Boursobank.

  • Socle principal : ETF MSCI World UCITS (Amundi ou iShares), logé en PEA, pour capter la croissance mondiale à long terme
  • Complément géographique : ETF Europe (MSCI EMU, Stoxx 600) pour réduire la concentration sur les valeurs américaines
  • Option satellite : un ETF marchés émergents en CTO si le PEA est déjà bien garni, pour ajouter de la diversification

À cet âge, la part obligataire n’a pas de justification sauf aversion forte au risque. On investit en actions et on laisse le temps travailler.

Allocation ETF entre 35 et 50 ans : introduire la diversification

L’horizon reste long, mais les projets à moyen terme apparaissent (achat immobilier, financement des études des enfants). L’allocation commence à se structurer différemment.

Garder un noyau actions dominant

Le MSCI World reste le socle. La part actions peut encore représenter la majorité du portefeuille, mais on commence à arbitrer une fraction vers des actifs moins volatils.

Intégrer des ETF obligataires via Boursomarkets

Depuis fin 2024, Boursobank a élargi l’offre Boursomarkets en y incluant plusieurs ETF obligataires et monétaires sans frais de courtage. C’est un changement notable : on peut désormais construire une allocation multi-actifs (actions + obligations) sans multiplier les frais de transaction.

Concrètement, un épargnant de 40 ans pourrait consacrer environ un quart de ses versements à des ETF obligataires euro, le reste allant sur son ETF World. Les retours varient sur le dosage exact, mais l’idée est d’amortir les baisses sans sacrifier le rendement à long terme.

Groupe de personnes de différents âges discutant de stratégies d'allocation ETF autour d'une tablette dans un café

Allocation ETF après 50 ans : piloter la transition vers la sécurité

Plus on se rapproche de la retraite, plus la protection du capital prend le dessus sur la recherche de performance.

Rééquilibrer progressivement vers les obligations

Entre 50 et 60 ans, la part d’ETF obligataires et monétaires devrait augmenter à chaque rééquilibrage annuel. L’objectif n’est pas d’abandonner les actions, mais de réduire leur poids relatif.

Sur Boursobank, les ETF obligataires de la gamme Boursomarkets permettent de le faire sans frais de courtage supplémentaires. On peut aussi utiliser le CTO pour accéder à des ETF obligataires internationaux non éligibles au PEA.

Après 60 ans : sécuriser sans tout figer

L’erreur fréquente est de basculer intégralement en fonds euros ou en monétaire à la retraite. Avec une espérance de vie de plus de vingt ans après 60 ans, garder une poche actions (même minoritaire) reste pertinent pour maintenir le pouvoir d’achat face à l’inflation.

  • Entre 50 et 60 ans : augmenter progressivement les ETF obligataires euro pour atteindre un tiers à la moitié du portefeuille selon la tolérance au risque
  • Après 60 ans : conserver une exposition actions via un ETF World (entre un quart et un tiers du portefeuille) pour ne pas subir l’érosion monétaire
  • Utiliser le CTO comme enveloppe complémentaire pour les ETF obligataires et monétaires non éligibles au PEA

Gestion pilotée Boursobank : une alternative pour ceux qui ne veulent pas arbitrer

Pour les épargnants qui préfèrent déléguer, Boursobank propose le Compte Épargne Financière Pilotée (CEFP). Ce dispositif ajuste automatiquement l’allocation entre actions et obligations selon le profil de risque choisi.

Le CEFP ne remplace pas un PEA garni d’ETF à bas coût, mais il peut convenir à quelqu’un qui ne veut pas gérer ses rééquilibrages. Les frais de gestion pilotée viennent en revanche s’ajouter aux frais des ETF eux-mêmes, ce qui réduit le rendement net sur le long terme.

L’allocation par âge n’a rien de figé. Un trentenaire très prudent peut intégrer des obligations tôt, et un sexagénaire qui n’a pas besoin de son capital peut rester exposé aux actions. La grille par tranche d’âge sert de point de départ, pas de plan rigide. Ce qui compte, c’est de rééquilibrer son portefeuille ETF chez Boursobank au moins une fois par an, en ajustant le curseur actions-obligations à mesure que l’horizon de placement se raccourcit.

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